La CEDEAO repart du Mali sans un accord sur la durée de la transition

L’ancien président nigérian Goodluck Jonathan, médiateur de la CEDEAO, a quitté le pays Mali sans accord ce dimanche alors qu’il était en mission pour déterminer une durée de transition et une date pour les élections.

Après deux jours à Bamako la capitale, les discussions entre la junte malienne au pouvoir et la délégation de la communauté économique des états d’Afrique de l’ouest en vue d’un retour d’un pouvoir civil au Mali n’ont pas abouti. Le gouvernement militaire malien, installé à la tête du pays depuis le coup d’état d’août 2020 et intronisé après le deuxième putsch en mai 2021, affirme avoir déterminé un délai de 36 mois pour la transition, hors cette proposition a été fermement refusée par le médiateur ouest africain.

Selon un communiqué publié dimanche soir, le colonel Assimi Goïta dit avoir proposé un délai de 29 mois ramené ensuite à 24 mois de transition. La délégation n’a pas accepté cette nouvelle proposition. Un comité technique de la CEDEAO avait proposé l’organisation de scrutins dans un délai de 12 ou 16 mois avec l’aide d’une Autorité indépendante de gestion des élections.

La junte malienne s’était engagée à tenir des élections en février 2022, mais au lieu de cela, elle a proposé une transition de quatre ans.

La CEDEAO a puni ce projet en imposant des sanctions au Mali. Ces sanctions sont entre autres, la fermeture des frontières avec le pays de l’organisation régionale et un embargo sur les échanges commerciaux et transactions financières.

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