Variétés de maïs composite : Une formation au profit des producteurs semenciers

Ouverture ce jeudi 15 mars au sein de la Station de Farako-Bâ, à quelques encablures de la ville de Bobo-Dioulasso, d’une session de formation sur la production de semences de variété de maïs composite au profit des producteurs semenciers. C’était sous la  présidence du Directeur Régional de Recherches Environnementales et Agricoles de l’Ouest, représenté par Monsieur Seydou Sanou, Chef de Service Scientifique et Technique (SST).

Présidium de la cérémonie d’ouverture !
Au nombre de soixante, ces producteurs sont venus à l’école de la semence certifiée de maïs composite qui s’est tenue les 15 et 16 mars 2018 derniers au sein de la Direction Régionale de Recherches Environnementales et Agricoles de l’Ouest (DRREA-O). L’objectif pour eux était de se former aux bonnes pratiques en matière de production de semences de variétés de maïs composite.
Il s’agissait pour les formateurs, une dizaine de chercheurs intervenant dans divers domaine de la production, d’inculquer aux apprenants tous les itinéraires techniques de production et de conservation des semences. 
Au dire du Dr Jacob Sanou, coordonnateur des formations, « la semence est une plante en miniature» et « la variété de maïs composite est celle qui provient du croisement de deux parents différents », a-t-il souligné. En effet, la semence participe au moins à 25% de la constitution du rendement et l’amélioration de la productivité dépend de la qualité de la semence. C’est pourquoi, la formation des producteurs en production de semences pourrait aider  le Burkina Faso à améliorer sa production agricole.
« N’est pas producteur de semences qui veut ! », d’où la nécessité de connaître la semence et son rôle dans la production, de connaître les textes et les lois régissant la production de semences au Burkina Faso (Loi 10), de savoir identifier les sols propices à la production. Et les dames Traoré et Sib ont insisté sur la loi semencière au Burkina Faso. Selon cette loi, « il faut disposer d’au moins 5 hectares pour prétendre être producteur semencier de maïs ». 
De plus, les bonnes manières de fertiliser le sol à travers le compostage en tas, de semer et de mettre les engrais ont été mis à nue. Selon les formateurs, un champ de semence se doit d’être bien désherbé, propre et les plantes hors type arrachées. « Un champ bien entretenu aura normalement des plantes homogènes, si l’engrais est bien appliqué », a dit Monsieur Paré Pascal, technicien.
Cependant, il faut reconnaître que rien ne sert de produire du bon maïs si le séchage, le calibrage et la conservation ne sont pas fait dans les règles de l’art. C’est pourquoi tous les rudiments de la bonne conservation ont été enseignés aux participants.
Avant de leur montrer comment élaborer et appliquer le compte d’exploitation, les différents contrôles fait dans le champ et au magasin de stockage ont également expliqué aux apprenants du jour.
Comme à toutes les formations de producteurs sur la Station de Farako-Bâ, ces producteurs ont d’abord suivis des cours pratiques en salle, avant de se déporter sur des parcelles d’expérimentation ainsi que dans les laboratoires pour toucher du doigt les réalités du terrain.
Ces deux jours de formations parsemés donc de théories mais aussi de pratiques, ont permis à l’ensemble des participants de mieux cerner les contours liés à la production de semence de maïs composite. Et pour monsieur GUIRA Sayouba, producteur venu de Léo dans la Sissili, cette session de formation est une opportunité pour eux de pouvoir prétendre au statut de producteurs semenciers. « Je remercie l’INERA pour l’effort fait pour permettre aux producteurs de renforcer leur capacités en matière de production de semence, a-t-il martelé.
Au terme de ces deux jours, chacun des participants a reçu une attestation de formation qui l’autorise désormais à être producteur semencier et dont il devra mettre en valeur sur le terrain puisqu’une chose est d’obtenir le visa de la production et l’autre est de le mettre en pratique.
Phase terrain bien formatrice pour les futures producteurs de semences de maïs composite !
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Flavie

Journaliste/Blogueuse, PDG de Jolina's Com, structure de communication/événementiel, Directrice de Publication du Miroir de l'Info. Chargée de la Communication au sein de la Direction Régionale de Recherches Environnementales et Agricoles de l'Ouest, Burkina Faso, Bobo-Dioulasso. Directrice Artistique du Festival de Musiques et Danses Africaines (FEBAANOU)

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