Soutien aux agricultures familiales : 7 actions prioritaires à faire

L‘agriculture familiale est une forme d’agriculture caractérisée par le lien entre la famille et l’exploitation agricole. Lorsque l’on parle d’agriculture familiale, il ne s’agit pas uniquement de la taille de l’exploitation, à l’instar de l’agriculture à petite échelle ; il s’agit davantage de la façon dont les gens pratiquent l’agriculture et vivent. Comment soutenir cette façon de faire de l’agriculture ? Le CIRAD nous propose 7 actions prioritaires qui sont :

1 – Dépasser la stricte vision de l’exploitation agricole

Il s’agit d’élargir la focale des actions à d’autres aspects que la simple exploitation familiale comme l’ancrage dans le territoire, l’impact (positif ou négatif) sur les ressources naturelles et sur les rapports sociaux.

2 – Améliorer et sécuriser l’accès aux ressources productives

Le foncier est un sujet capital auquel une séance de la conférence globale sur l’agriculture familiale était d’ailleurs consacrée avec Ward Anseew, chercheur au Cirad et à International Land Coalition. Mais d’autres ressources sont indispensables aux activités agricoles familiales : l’eau, les technologies, les services tels que le crédit ou les assurances.

3 – Valoriser les savoirs locaux

Valoriser les savoirs locaux est primordial, mais cela ne suffit pas. Il est nécessaire de les coupler avec d’autres savoirs, académique par exemple pour les faire vivre dans différentes dimensions. Par exemple, l’agroécologie ne vise pas qu’à « redécouvrir » des savoirs traditionnels pour mieux incorporer les processus naturels dans les modes de production. Certes, cette valorisation est nécessaire, mais l’agroécologie familiale bénéficie d’apports de la recherche qui complètent et objectivent ces savoirs.

4- Garantir l’emploi des jeunes

La question de la relève générationnelle se pose dans tous les pays. Il est nécessaire de mieux comprendre le parcours de jeunes pour adapter une réponse globale à leur égard. Les conditions du travail de la terre doivent également être encadrées pour générer des emplois décents et attractifs.

5- Promouvoir et valoriser des productions de qualité

Des pratiques inclusives et durables, telles que l’agroécologie, peuvent aider les agricultures familiales à améliorer la qualité et la durabilité de leur production tout en réduisant la dépendance aux intrants externes. Des mécanismes de type certification sont un moyen de reconnaissance par les marchés de cette qualité et des services environnementaux et sociaux rendus.

6- Renforcer les organisations représentant et défendant les agricultures familiales

Les organisations agraires jouent un rôle clé dans la promotion et la défense des agricultures familiales. Elles les accompagnent pour se détacher de cette situation de vulnérabilité vécue par une majorité d’agriculteurs et d’agricultrices de par le monde.

7- Engager des efforts financiers massifs ciblant les agricultures familiales

Les politiques publiques doivent réduire l’exposition et la vulnérabilité aux événements extrêmes liés au changement climatique ou à d’autres risques sociaux et environnementaux.

Pour Étienne Colette, chargé de mission à la Commission européenne (DG INTPA), « ces sept priorités d’action soulignent la place des agricultures familiales au carrefour de multiples enjeux et en lien avec divers contextes et acteurs. Et c’est bien dans ce sens que nous soutenons des approches territoriales et intégrées du champ à l’assiette ».

Flavie

Journaliste/Blogueuse, PDG de Jolina's Com, structure de communication/événementiel, Directrice de Publication du Miroir de l'Info. Chargée de la Communication au sein de la Direction Régionale de Recherches Environnementales et Agricoles de l'Ouest, Burkina Faso, Bobo-Dioulasso. Directrice Artistique du Festival de Musiques et Danses Africaines (FEBAANOU)

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