Semence de maïs hybride et composite : Des producteurs outillés pour leurs productions

Les 29 et 30 mai 2021 dernier, s’est tenu au sein de la Direction Régionale de Recherches Environnementales et Agricoles de L’Ouest (DRREA-O),  une session de formation en production de semence certifiée de Variétés de maïs hybrideset composites. Présidée par Mr Vincent Dao, Directeur Régional, la session a concerné plus d’une cinquantaine de producteurs et s’est déroulée sur deux jours.

Pour espérer une bonne récolte, plusieurs facteurs sont à prendre en compte. Le plus important de ces facteurs, constitue assurément la semence. Comme l’a signalé le Dr Jacob Sanou, coordonnateur des formations au sein de la DRREA-O, « La semence est notre premier facteur de production et de développement durable ». Toujours selon lui, la semence participe au moins à 25% de la constitution du rendement et l’amélioration de la productivité dépend de la qualité de la semence.

Partant de cet état des faits, la formation des producteurs est une nécessité pour avoir des semences de qualité afin d’espérer un bon rendement de production de graines. C’est pourquoi, la cinquantaine de producteurs a pris le taureau par les cornes pour venir à l’école de la semence. Deux jours durant, entre la théorie et la pratique, pour se plier à la règle des producteurs de semences de variétés de maïs hybride, plusieurs modules leurs ont été dispensés par l’ensemble des chercheurs intervenants dans le processus de production de la bonne semence.

Selon le Dr Abdalla DAO « la semence est une plante en miniature. Si la semence est bonne, il en sort une plante vigoureuse ». Contrairement à la variété de maïs composite le maïs hybride provient du croisement de deux parents, mâles et femelles. N’est pas producteurs semenciers qui veut, d’où la nécessité de connaitre la loi semencière, un module bien expliqué par Mme Sib Jeanne durant la formation. À l’en croire, cette loi stipule que pour être producteur de semences, il faut disposer au préalable d’au moins 5 hectares de terrain. Plusieurs autres exigences existent, dont la formation et l’inscription au catalogue des producteurs semenciers.

Bref, de l’introduction à la production de semences hybrides à l’illustration de la pratique de production en parcelle, nos futurs producteurs semenciers ont d’abord fait connaissance avec les variétés composites et hybrides autorisées en culture au Burkina Faso.

Pour ce qui est de l’aspect agronomique de la production, la fertilisation organique et de la fertilisation minérale ont été égrenés.

L’autre volet et non des moindres dans la production de semences c’est le contrôle et certification des semences. C’est ainsi qu’un rappel a été fait sur les aspects législatifs des semences, le contrôle au champ et au laboratoire ainsi que la certification de semences. 

Au deuxième jour, l’assistance s’est déportée sur des parcelles d’expérimentation et dans les laboratoires, pour toucher du doigt les réalités du terrain. À l’issue, chacun est rentré chez lui, nantis de son attestation de formation et ainsi prêt à se lancer dans la production de semences de variétés de maïs composites et hybrides.  

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Arianne Koutiébou, Stagiaire en Communication d’Entreprise

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Flavie

Journaliste/Blogueuse, PDG de Jolina's Com, structure de communication/événementiel, Directrice de Publication du Miroir de l'Info. Chargée de la Communication au sein de la Direction Régionale de Recherches Environnementales et Agricoles de l'Ouest, Burkina Faso, Bobo-Dioulasso. Directrice Artistique du Festival de Musiques et Danses Africaines (FEBAANOU)

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