RDC : 450 civils tués en sept mois en Ituri selon la sOCIÉTÉ civile

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Au moins quatre cent cinquante civils ont été tués et plusieurs maisons incendiées, entre les mois de janvier et juillet dans des violences armées qui ont ensanglanté la province de l’Ituri dans le Nord – Est de la République démocratique du Congo (RDC), d’après un décompte de la société civile.

Ces tueries ont été perpétrées par des combattants de différents groupes armés locaux et étrangers parmi lesquels, les Forces démocratiques alliés (ADF) qui opèrent dans le Sud du territoire d’Irumu, d’après un rapport publié lundi à Bunia, le chef-lieu de la province de l’Ituri. Ce groupe armé d’origine ougandaise et dont certaines exactions sont revendiquées par Daech depuis 2019 est responsable du meurtre d’environ 300 personnes dans les chefferies de Tchabi, Boga et Walese Vonkutu sur la route nationale numéro 4 (RN4), au Sud du territoire d’Irumu, selon le rapport.

La majorité de ces victimes ont été massacrées dans leurs champs. D’autres par contre, l’ont été, à leurs domiciles. Selon ce même rapport, d’autres civils encore, ont été exécutés dans la brousse par leurs ravisseurs pendant leur déplacement après leur kidnapping.

« Les rebelles tuent, braquent et extorquent les paisibles populations », explique le rapport rédigé après des enquêtes menées par les membres de la société civile d’Irumu.

Dans d’autres localités comme les chefferies de Andisoma, Mobala, Babelebe et Baboaboko, plus de cent cinquante civils, dont des femmes, ont été tués par des combattants des groupes armés locaux. Selon le rapport, ces combattants font vivre un véritable calvaire aux populations civiles.

Le territoire frontalier avec la province du Nord – Kivu, d’où sont partis les ADF vers 2018 avant de s’attaquer aux localités de l’Ituri, Irumu se vide. « Des villages sont déserts et des milliers de civils vivent en captivité dans la brousse », a affirmé Gili Gitabo, président de la société civile d’Irumu.

Ce rapport a été remis au premier ministre, Jean – Michel Sama Lukonde qui a entamé, depuis vendredi, une mission d’évaluation de l’état de siège décrété dans les provinces du Nord – Kivu et de l’Ituri, les plus meurtries par les violences des groupes armés dans l’Est de la RDC.