Productions de semences certifiées : Les producteurs de sésames et de niébé de deux régions formés

Sous la présidence du Chef de Station INERA de Banfora, représenté par Mr Paul Sedogo, pour la session du 21 au 22 Décembre et du Directeur Provincial de l’Agriculture et des Aménagements Hydro-Agricoles du Mouhoun, Mr Bazyémo Jean Marie, pour la session du 28 au 29 décembre, une soixantaine de producteurs des Cascades et de la Boucle du Mouhoun ont reçu une formation sur la production de semences certifiées de sésame et de niébé.

C’était, en présence du chef de Département Production Végétale de l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA), le Dr Neya Bouma James.

L’objectif de ces sessions est de former les producteurs qui sont pour la plupart des femmes, sur les meilleurs itinéraires techniques de production de sésame et de niébé.

Cela entre dans le cadre d’un partenariat entre le Projet d’Appui à la Promotion des Filières Agricoles (PAPFA) et la Direction Régionale de Recherches Environnementales et Agricoles de l’Ouest (DRREA-O) à travers les coordinations des programmes Céréales Traditionnelles et Oléo-protéagineux.

 

Le Sésame et le niébé, des cultures à potentiel remarquable !

 

En effet, la filière sésame est l’une des principales filières porteuses du Burkina Faso avec plus de 76 milliards de francs CFA acquis en 2013, pour un volume d’exportation de 113 000 tonnes.  

Le sésame est une culture de rente qui procure à coût sûre à ceux qui la pratique un revenu substantiel, permettant ainsi de lutter contre la pauvreté.

Au Burkina Faso une partie de la production nationale est destinée à l’extraction d’huile, à la préparation de gâteaux et de sauces. La seconde partie est exportée vers l’Europe et l’Asie où elle servira pour la fabrication de savon, peinture, insecticide et produits pharmaceutiques.

Les jeunes feuilles sont utilisées comme légume pour la soupe ou fumées comme tabac. Le jus de feuilles permet de soigner la fièvre, la toux, les douleurs ophtalmiques et permet de tuer les poux de la tête.

 

Parallèlement, 3, 7 millions de tonnes de niébé sont produites par an dans le monde. Environ 2,6 millions de tonnes sont produites en Afrique. Avec 6% de la production Africaine, le Burkina Faso viens en troisième position après le Nigeria et le Niger.  L’importance du niébé n’est plus à démontrer d’autant plus qu’il est utilisé aussi bien dans l’alimentation humaine (haricot vert, gâteau, salade, biscuits, galettes…) que animale (fourrage).

 

L’améliorer leurs productions, une nécessité

Pour obtenir le meilleur rendement de ces cultures, il faut une bonne semence. Comme l’a soutenu le Dr Elizabeth Zida, « la semence est le premier intrant de la culture pour toute espèce végétale qui détermine le potentiel de rendement »
Pour avoir une semence de bonne qualité, il faut suivre un bon itinéraire technique de production, d’où la nécessité de former les producteurs semenciers. Cela implique la bonne maîtrise de l’agronomie, de la technologie post-récolte et l’utilisation des pesticides, des insectes nuisibles, des principaux pathogènes et leurs méthodes de lutte, ainsi que la loi portant réglementation des semences végétales.

Pour joindre l’utile à l’agréable, une séance de dégustation est prévue à la fin des deux jours de formation. « Une chose est de proposer des variétés aux producteurs, une autre chose est de leurs donner des variétés de leurs choix », a dit le président de la cérémonie d’ouverture, Mr Bazyémo Jean Marie, d’où l’importance de cette dégustation.


 

Flavie

Journaliste/Blogueuse, PDG de Jolina's Com, structure de communication/événementiel, Directrice de Publication du Miroir de l'Info. Chargée de la Communication au sein de la Direction Régionale de Recherches Environnementales et Agricoles de l'Ouest, Burkina Faso, Bobo-Dioulasso. Directrice Artistique du Festival de Musiques et Danses Africaines (FEBAANOU)

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