Mutilations génitales à Banfora : 02 filles dans un état grave suite à des excisions

 804 vues,  1 views today

Banfora, 09 juillet 2021 (AIB)-10 filles excisées dont 02 dans un état grave ont été admises au Centre hospitalier régional de Banfora, a appris l’AIB, vendredi.

Âgées de 7 à 11 ans, les filles excisées au nombre de 10 dont 2 dans un état critique, sont du village de Kassandé, dans la commune de Sidéradougou (65 km de Banfora). Les 2 mutilées au 3e degré ont été admises au Centre hospitalier régional de Banfora. Le Burkina Faso est l’un des 16 États africains à avoir interdit l’excision. Selon l’enquête démographique et de santé de 2010 et l’enquête multisectorielle continue de 2015, la prévalence de l’excision est passée de 75,8% à 67,6% pour les femmes de 15 à 49 ans et de 13,3% à 11,3% pour la tranche d’âge des filles de 0 à 14 ans. C’est à féliciter, même des efforts sont encore à envisager.

Que savoir des mutilations génitales féminines ?

Selon le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), Les mutilations génitales féminines sont des interventions visant à modifier ou à endommager les parties génitales d’une femme ou d’une fille, sans raison médicale. Il s’agit le plus souvent d’une ablation totale ou partielle des organes génitaux externes. Les mutilations génitales féminines constituent une violation des droits fondamentaux des filles et des femmes. Chaque année, près de 4 millions de filles dans le monde, pour la plupart âgées de moins de 15 ans, risquent d’être victimes d’une mutilation génitale féminine. Ces mutilations ne présentent aucun avantage pour la santé des filles et des femmes et ont souvent des conséquences physiques et psychologiques à long terme. De plus, cette pratique peut entraîner des complications médicales, telles que des douleurs intenses, des hémorragies prolongées, des infections ou l’infertilité, et même provoquer des décès. Elle peut également accroître les risques de transmission du VIH.

Les femmes ayant subi une mutilation génitale féminine peuvent être victimes de complications lors de l’accouchement, notamment une hémorragie du post-partum, une mortinatalité et un décès néonatal précoce. Toujours selon l’UNICEF, cette pratique a également des conséquences psychologiques : les filles risquent de ne plus faire confiance aux personnes qui s’occupent d’elles ou d’être en proie à des sentiments d’anxiété et de dépression tout au long de leur vie d’adulte. Les exemples sont légion, mais ce qu’il faut retenir, c’est que les MGF sont à bannir de nos sociétés.