Les Maliens dans la rue contre l’ingérence international et pour soutenir Assimi Goïta

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Des milliers et des milliers de Maliens sont descendus dans les rue de la capitale malienne, Bamako, ce mercredi 22 septembre 2021 pour dénoncer l’ingérence internationale, et soutenir le gouvernement de transition dirigé par le colonel Assimi Goïta.

Le colonel Assimi Goïta

L’objectif de cette manifestation est de soutenir les militaires au pouvoir et dénoncer les pressions internationales, qu’ils qualifient d’ingérence internationale. Une manifestation qui intervient au moment où le Mali est pris non seulement par le collet, mais aussi par la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest, CEDEAO. En effet, appuyée par la communauté internationale, la CEDEAO met la pression sur la junte militaire au pouvoir dans le pays, pour qu’elle organise des élections au mois de février 2022. De plus, la récente question relative à l’affaire des instructeurs russes, des « mercenaires » ou « paramilitaires », comme les appellent les autorités françaises, est au cœur des revendications de la population malienne. Elle a pris d’assaut les routes de Bamako pour exprimer son ras-le-bol, spécifiquement face à la pression exercée sur les autorités de transition dirigée par le colonel Assimi Goïta.

Initiée par le mouvement Yerewolo, la manifestation du jour était vraiment porteuse. On pouvait apercevoir des drapeaux maliens et russes brandir. Certains manifestants portaient des pancartes avec les inscriptions « Vive Assimi, vive la transition, vive le gouvernement ».

Pour le porte parole du mouvement Yêrêwolo, Siriki Kouyaté, « la France et la communauté internationale ont fait neuf ans sans résultat, sans sécurité, sans protection des personnes et des biens ». « cela ne peut pas continuer… », a-t-il continué en estimant que l’insécurité s’était étendue à tout le pays. Adama Tangara est responsable d’un mouvement de soutien au chérif de Nioro, Bouyé Haïdara, qui est pour une transition plus longue que les 18 mois définis par la Communauté internationale. Il a pour sa part indiqué qu’ils sont contre toute ingérence extérieure.

En rappel, une pétition lancée en 2016 pour demander à la Russie d’intervenir au Mali avait recueilli près de 8 millions de signatures, sur 19 millions d’habitants.

Mardi soir, le colonel Assimi Goïta a appelé les partenaires du pays à une meilleure lecture de la situation du Mali qui est marquée par une crise multidimensionnelle profonde. Le lendemain, le dirigeant de la Transition a reconnu : « aujourd’hui, le Mali traverse des moments difficiles, mais nous ne devons pas désespérer de notre nation ».