Filière mangue et anacarde : Le combat contre la maladie des taches noires continu

 

Sous la présidence du Directeur Régional de Recherches Environnementales et Agricoles de l’Ouest (DRREA-O), Mr Vincent Dao, s’est ouvert, le 8 avril 2021, une session de formation des inspecteurs phytosanitaires sur le diagnostic et la détection de la maladie des taches noires du manguier et de l’anacardier. Tenue dans la salle de réunion de la Protection des végétaux, Ex PV, cette formation visait à outiller les inspecteurs phytosanitaires sur les techniques de diagnostic et de détection de la bactérie X. citri pv. mangiferaeindicae au laboratoire et au champ. S’inscrivant dans le cadre du Projet  FONRID  AP5-01  «Gestion intégrée de la bactériose de l’anacardier au Burkina Faso  à  travers  la  gestion  des  pépinières,  l’utilisation  des  variétés  tolérantes  et  le renforcement du contrôle du matériel végétal », elle avait pour objectifs de :

-Faire l’état actuel de la distribution de la bactérie X. citri pv. mangiferaeindicae au Burkina Faso et en Afrique de l’Ouest ; 

-Décrire les symptômes caractéristiques de la bactérie X. citri PV. mangiferaeindicae sur les Feuilles, les rameaux, et les fruits du manguier et de l’anacardier ;

-Décrire les techniques d’isolement courant de la bactérie au laboratoire ;

-Décrire les techniques de détection rapide de la bactérie au champ. 

Présidium : de G à D, Dr Vianney TarpagaMr Vincent DaoDr Léonard Ouédraogo

Deux jours durant, la vingtaine de participants venus des différents postes frontaliers des services phytosanitaires de Niangologo, de Faramana, de Kampti, de Koloko, de Bobo Gare, de Bobo Centre, de Bobo Port sec, de la Direction de Protection des Végétaux et du Conditionnement (DPVC) a communié avec la batterie de spécialistes sur les questions concernant cette formation. Les techniciens des différentes stations de   conditionnement  de  Bobo et de  Banfora ainsi que les représentants des partenaires à savoir l’INERA, le Centre National des Semences Forestières(CNSF), et l’Union Nationale des Producteurs d’Anacarde(UNPA), étaient aussi de la partie.

Ainsi, dès l’entame de la première journée les participants ont eu, en plus des cours théoriques, un cadre d’échange à travers une séance de travaux pratiques. Ce qui leur a permis d’apprendre à diagnostiquer et décrire les symptômes de la maladie des taches noires à l’observation.

Et pour joindre l’utile à l’agréable, au deuxième jour de la formation, l’ensemble des participants se sont retrouvés hors du cadre climatisé pour toucher du doigt les vrais réalités. Cela a été l’occasion pour eux de pouvoir visiter le laboratoire du Centre National de Spécialisation en Fruits et Légumes (CNS-FL), où ils ont pu mettre en pratique les modules étudiés le premier jour en salle, principalement les séances d’isolement. Une occasion bien propice pour les apprenants du jour de se familiariser avec les conditions dans lesquelles les tests et les diagnostics sont pratiqués. Après le labo, capte a été mis sur un verger de mangue et d’anacarde sur la route de Nasso pour mieux cerner le diagnostic en milieu paysan. Là aussi, les participants ont pu toucher du doigt les plantes infestées et diagnostiquer déjà a vu d’œil les anomalies que celles-ci présentaient.

Les participants ont aussi fait des travaux de recherche au laboratoire !

 Une session qu’il fallait créer si elle n’avait pas existé !

La session de formation a nécessairement apporté un plus aux participants qui auront appris à maitriser la méthodologie d’isolement et de détection de la bactérie au laboratoire, faire la différence entre la bactériose et l’anthracnose et décrire aisément les symptômes de la maladie des taches noires. Pour Mme Mariam Somé du service de contrôle phytosanitaire de la qualité de la DPVC, cette formation est très fructueuse.  « Nous avons bénéficié de connaissances qui vont contribuer à mieux opérer dans nos activités de contrôle », a-t-elle laissé entendre.

Justement, le coordonnateur du CNS-FL, le Dr Vianney Tarpaga, dans son allocution attirait l’attention des participants sur l’importance de cette session par le fait que le matériel végétal doit pouvoir circuler librement d’un pays à l’autre. « Pour cela, il est bon que vous sachiez quelque chose sur ce fléau afin de bien mener votre mission de veille sanitaire non seulement pour protéger notre pays, mais aussi pour protéger les autres », a dit le Dr Tarpaga.

Le Directeur Régional, Mr Vincent Dao, va plus loin. En effet, dans son intervention, il a rappelé l’importance même de la filière anacarde dans l’économie du pays ainsi que le rôle que doivent jouer les inspecteurs phytosanitaires  dans le contrôle du matériel végétal infecté.

En rappel, le projet FONRID Anacarde est coordonné par le Dr Cyrille Zombré de l’INERA. Il est financé par le Fond National de la Recherche et de l’Innovation pour le Développement (FONRID). L’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA) est accompagné dans la mise en œuvre du projet par le CNSF, la DPVC ainsi que l’UNPA.

 

Mariam Belemviré 

Stagiaire en Communication d’Entreprise

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Flavie

Journaliste/Blogueuse, PDG de Jolina's Com, structure de communication/événementiel, Directrice de Publication du Miroir de l'Info. Chargée de la Communication au sein de la Direction Régionale de Recherches Environnementales et Agricoles de l'Ouest, Burkina Faso, Bobo-Dioulasso. Directrice Artistique du Festival de Musiques et Danses Africaines (FEBAANOU)

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