Des thématiques de recherches prioritaires en fruits et légumes, gage d’une résilience alimentaire

Accompagné par des Projet comme SyRIMAO, sur la problématique des mouches des fruits, FONRID pour les semences maraîchères, la production biologique de légumes et alternative de lutte contre les mouches des fruits et le dépérissement des agrumes, SAFEVEG pour la promotion des légumes sains, TARSPro, pour la diffusion à grande échelle des technologies et innovations résilientes et PRSA pour sa consolidation pour un rayonnement régional, le Centre Régional en Fruits et Légumes (CRE-FL) poursuit son bonhomme de chemin.

Il a organisé, le samedi 16 septembre 2023, un atelier de formulation des projets de recherche prioritaires sur les fruits et légumes. La cérémonie était placée sous la présidence de la Directrice Adjointe de l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA), le Dr Hadja Oumou Sanou.

Poser les jalons pour des projets prioritaires de recherches…

Ce sont plus de 90 personnes, notamment des chercheurs de l’IRSAT et de l’INERA, des enseignants chercheurs des universités Nazi Boni, Joseph Ki Zerbo, de Ziniaré et de Koudougou ainsi que des partenaires de la recherche, qui ont pris part à cette rencontre. Elle avait pour objectif de définir une démarche consensuelle de formulation des projets prioritaires de recherche et la constitution des équipes de formulation en Fruits et Légumes pour le CRE-FL.

C’est à travers des travaux de groupe, assortis de plénières, que les participants ont pu élaborer et valider un canevas consensuel d’élaboration des projets prioritaires. Par ailleurs, ces derniers se sont atteler à constituer les équipes de rédaction des projets sur les chaînes de valeur mangue, oignon, tomate et autres spéculations ciblées pour la diversification des cultures d’intérêt pour le Burkina Faso. Et pour rendre les choses beaucoup plus aisées, à l’unisson, ces derniers ont pu définir un chronogramme consensuel d’élaboration, de soumission, d’amendement et de finalisation des projets.

Il faut le rappeler, les thématiques prioritaires ont été voulu afin de régler un tant soit peu, différentes contraintes. Au nombre de ces contraintes, il y a la forte pression phytosanitaire, la faible performance des variétés de manguiers utilisés, la faible performance des unités et procédés de transformation/conservation des fruits et légumes, la faible optimisation de la rentabilité des chaines de valeur fruits et légumes, la faible connaissance des polluants chimique des sols, le faible niveau de conservation et de valorisation des fruits et légumes, etc.

Toujours en termes de thématiques, certains qui ont déjà été définies, telles que l’amélioration des cultures hors sol au Burkina Faso, l’étude sur les 4 cultures à hautes valeurs nutritives et enfin l’étude sur la sécurité sanitaire des aliments ont fait l’objet de projets spécifiques au cours de la session.

Une vue des participants pendant la cérémonie d’ouverture

De l’importance d’un tel atelier pour une résilience alimentaire …

La résilience alimentaire peut être définie comme la capacité, dans le temps, d’un système alimentaire à procurer à tous une alimentation suffisante, adaptée et accessible, face à des perturbations variées et même imprévues. Malheureusement, force est de reconnaître que nos systèmes de recherches font face à l’affaiblissement du niveau de résilience alimentaire des populations. Beaucoup de difficultés sont la cause de cet état des faits.

En effet, entre la faible capacité de fournitures de services de conseils numériques pour la prévention et la gestion des crises agricoles et alimentaires et le faible niveau d’intégration du marché et du commerce à l’échelle régionale qui affecte les taux de commercialisation des produits agricoles, la faible capacité d’adaptation des bases de la production, affectant ainsi leur durabilité vient s’imposer. La sécurité alimentaire tant rechercher par les états devient alors quasi impossible. C’est pour remédier à ces contraintes que le CRE-FL travaille à consolider ses acquis. Il prend en charge les besoins prioritaires de recherche régionale. Dans ce sens, il fourni durablement des innovations technologiques améliorées, y compris des technologies intelligentes face au climat, tenant compte de la nutrition et conviviales pour les femmes et les jeunes.

L’atelier du jour contribuera donc à renforcer les systèmes nationaux et régionaux de recherche et de vulgarisation, objectif de la sous-composante 2.1 du Programme de Résilience du Système Alimentaire (PRSA).

Une batterie de partenaires pour l’atteinte des objectifs…

Dans la mise en œuvre de ses activités, le CRE-FL est accompagné par plusieurs partenaires. Il s’agit de l’USAID, Feed The Future, Kansas State University, le CORAF, la Coopération Suisse, Alliance for Biodiversity and CIAT, l’INERA, l’IRSAT, les Universités Nazi Boni, Joseph Ky Zerbo, de Ziniaré, de Koudougou et de Gaoua.

La présente activité s’est menée en droite ligne avec le Programme de Résilience du Système Alimentaire (PRSA) en Afrique de l’Ouest, un programme régional.